Primeurs bordelais 2025 - Moments marquants des visites en Avril 2026

vins musicaux

Primeurs bordelais 2025 – Moments marquants des visites en Avril 2026

(scrolling de gauche à droite pour le déroulé d’une centaine ++ de photos)

Nos choix pour cette année, sont les domaines ci-dessous, dégustés sur le cours des 2 semaines de visite organisées.

Une journée idéale en météo splendide à la pression atmosphérique impeccable, nous a délivré l’opportunité de se rendre dans quelques propriétés mirifiques de Pomerol et de Saint Emilion.

Emotion garantie pour ce millésime 2025!

En matinée sous un soleil radieux, le maestro Vauthier et sa fille nous reçoivent pour la première série dans les salons du Château Ausone au sommet du village de Saint Emilion.

Le barillet de 6 « flaconnes » à tester prêt sur la table vue sur le jardin dégaine notre  réjouissance. 

La cible gustative fut « annapurnienne » ! 

Lors du 3ième vin issu du domaine Haut-Simard et sa majorité de cabernet franc piloté dans la fraîcheur florale, fruitée ainsi que la tension graphite moderne recherchée dans le nectar au style ligérien, je fus conquis. 

Puis en majorité de merlot, La Clotte a retenu notre attention de part son amplitude structurelle voguant mystérieusement dans une composante aromatique féminine attractive. 

Enfin, le Grand Seigneur Ausone nous signe un blend soyeux de 65% cab franc, 30% merlot, 5% cab sauv, élevé 20 mois en fûts neufs, où la trame crayeuse aérienne se nimbe au palais gustatif de fruits denses en adéquation subtile de fleurs épicées.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Ausone pourrait être par son mouvement rythmique cosmopolite, son orchestration entre guitare et cordes symphoniques, sa mélodie progressive et moderne et sa voix sensuelle exultante, son écho:

anaiis Grupo Cosmo – B.P.E 

 

A la sortie nord est de la petite bourgade classée Unesco, nous nous rendîmes au Château Trotte Vieille (Domaines Borie Casteja) pour y déguster 4 crus dont la richesse minérale aux saveurs de cranberries parsemées de notes réglissées ne fait aucun doute sur le Château du Domaine de l’Eglise comme son capucin peu après. 

La Dame de Trotte Vieille toupille d’élégance dans le calice pellucide et délivre toute sa féminité aromatique florale d’iris galant.

Le grand vin lui, galbe son aristocratie dans une lactescence impériale de fruits noirs concentrés, fuselés dans une émotion gustative rocheuse.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Trotte Vieille pourrait être par son orchestration et ses arrangements synthés, sa mélopée progressive et moderne, son adéquation sonique:

Hector Plimmer « Into Harmony (feat. Julia Biel) »

 

Après un couplet refrain de divines côtes de boeuf soigneusement maturées au Clos de la Molénie avec l’équipe, nous sommes attendus à L’Évangile (Domaines Barons de Rothschild Lafite) où le régal du cru unique (86% merlot, 13% cab franc, 1% cab sauv) à la « jubilescence » fruitée « myrtillante » et florale évanescente, nous glisse avec un charme éblouissant dans le vaste chai circulaire en sous-sol de la propriété. Comme ils le précisent en nous recevant: on a « La main heureuse »  cette année, faites vos jeux, c’est un coup de billard à 3 bandes pour le millésime 2025 !

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation L’Évangile pourrait être par ses arrangements clavier Rhodes, sa vivacité progressive et moderne, sa résonance:

Matt Johnson « Dance Of The Summer Rain »

Au Vieux Château Certan, le maître Thienpont nous a reçu au chai pour un swing bachique ajusté, où la rose et la violette taquinent en « charlestonade » la mûre, le bigarreau et la prune bien mures. Le nectar au corsage impérieux se délecte à l’image d’une caresse sensuelle sur l’opalescence de formes féminines des plus offrantes. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Vieux Château Certan pourrait être par ses arrangements zippés clavier cuivre, sa vivacité chaloupé et hip-hop, son reflet:

Harrison Jaleel Shaw « _You hate Jazz__ »

 

Après une échancrure de virages, nous fûmes à La Fleur, désormais en Vin de France afin de signer son modernisme assumé dans un paysage très conservateur de l’appellation Pomerol.

Les 6 crus présentés en 4 rouges et 2 blancs aux étiquettes contemporaines vibrantes, succèdent avec brio à notre planning foisonnant. Nous avons été particulièrement captivés par Les Pensées (67% merlot, 33% cab franc pour 3000 quilles only) et sa structure tannique ample baignée dans la mûre et la framboise au poivre blanc. Puis Lafleur (49% merlot, 51% cab franc) nous a satellisé par son expression florale aérienne, sa grande sensation minérale en écho lors de la mise en bouche, ainsi que sa luminescence fruitée et saline.

En blanc, la cuvée extra en sauvignons, Les Champs Libres nous a atomisé d’une fine sonate radieuse « Sancerroise » où les écorces d’oranges amères jouxtent aux notes exotiques. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation La Fleur pourrait être par son orchestration ensoleillée cuivrée, sa tonicité avenante et libre, son interaction saisissante entre le bien connu Pomerol et sa nouvelle direction Vin de France par un thème musical revisité avec brio:

Hot 8 Brass Band « Ain’t No Sunshine »

 

On revient dans les hauteurs de Saint Emilion, pour le rendez-vous annuel avec François Mitjavile  afin de découvrir quelques lapes de ses oeuvres classiques galvanisantes telles que le grand  Tertre Roteboeuf fidèle à sa tradition de vinification à l’ancienne en fûts neufs de marque unique Radoux. La magie de millésime en millésime règne sur ce domaine lénifiant. L’amplitude fruitée rouge et noire, combinée au fin boisé harmonieux, signe la personnalité inébranlable du vigneron au zénith de ses réalisations. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Tertre Roteboeuf pourrait être par son orchestration « harpée », sa voix lascive, sa juste note:

Amanda Whiting Harp & Alice Russell « What Is It We Need »

 

Trois jours après, nous fûmes reçus par très beau temps de nouveau, dans les salons chasubles de la Mission Haut-Brion, où les 7 druides d’excellence en 4 rouges et 3 blancs, nous attendaient dans un silence de monastère.

Le calice de La Chapelle à l’effigie de la Mission gravée m’appelle à la lape, et la sensation olfactive loin d’être melliflue, dévoile un cabernet sauvignon dynamique, fruité framboisé, de forme opulente, cacaotée et structurée en combinaison du merlot, du cabernet franc et un zeste de petit verdot.

Puis Clarence Haut-Brion (dominante de merlot, cab sauv 28%, cab franc 5%) montre également sa densité de teinte pourpre profond, avec un nez de fruits noirs concentrés (myrtilles, griottes, mûre) et bien mûris, chocolatés avec une finale crayeuse.  

Château La Mission Haut-Brion (merlot 58%, 38% cab sauv, cab franc) dévoile d’emblée un iris galant, des fruits noirs, du moka puis à l’image d’une étoile filante, son amplitude gustative minérale fraîche « stratosphérise » notre appétence. 

Château Haut-Brion (merlot 62%, 26% cab sauv, 12% cab franc)  est également de couleur dense, plus discret au nez de fruits et rouges fuselés, volupté phénoménale en bouche à l’instar d’une fantasmagorique pulpeuse femme de couleur nue.

La Clarté Haut-Brion à majorité sémillon au rendement faible 23hl/ha, déclare sa pêche blanche cinglée d’abricot et d’acacia au nez comme en bouche juvénile titrée à 14° cette année.

La Mission Haut-Brion aux reflets chatoyants explose nos sens d’un rock endiablé de mangue, de pêche de vigne, de poire Williams, d’ananas Victoria, d’agrumes bien mûrs, couronnée d’amertume zébrée d’une finale sur la datte. A consommer sur sa jeunesse.

Château Haut-Brion reste plus ferme et discret pour le moment mais promet sa fulmination pour se joindre à son moinillon de La Mission.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Haut-Brion pourrait être par ses arrangements délicats, sa voix captivante et sensuelle, sa consonance:

Barney Keen « Today Is Not The Day »

 

Enfin Union-Grands-Crus-Bordelais ouvre le grand bal au H14 et ça en jette ce millésime 2025, une dégustation sommaire a pulvérisé mes papilles tels que Clos Fourtet, Château Canon, Berliquet à St Em, Clinet à Pomerol, Clos Jaugueyron en off du salon pour Demeter, Brane-Cantenac, Angludet, le renouveau de Marquis de Terme et Desmirail, Cantemerle dont le nouveau chai est glorieux, Rauzan-Ségla à Margaux et Bellegrave à Pauillac ! 

Mais la veille à la Bourse Maritime, les Pessac Léognan ont sérieusement mis les pendules à l’heure avec un événement festif haut en couleurs. Une pléiade de grands dossiers bachiques en accords mets et vins étaient avec leurs Chefs au rendez-vous in vivo! « Ca cartouchait » de partout, des formats de quilles inattendues, ainsi que des millésimes fantasmatiques, un dédale de créations culinaires où ricochaient les calices pellucides prêts au remplissage gargantuesque de nectars rouges ou blancs. La Mission Haut-Brion 2010 rouge en magnums en service féminin côtoyait le blanc de Couhins-Lurton 1993 servi en carafe par Jacques L. « El Presidente » de l’association aux allures d’accueil des plus contemporaines toute en jeunesse.

Des nouveaux micros domaines en prémices durant l’après-midi m’ont ravi le palais avec des rouges épanouis, soyeux et amples pour leur premier millésime tels que le Clos Cabana et le Clos Bon Air à suivre.

Les Châteaux Olivier, Malartic-Lagravière, Latour-Martillac, Haut-Bailly, Fieuzal, Bouscaut, Couhins, Couhins-Lurton, Luchey-Halde ont bien réalisé leurs breuvages en rouge comme en blanc, énergique et volumique, soyeux et de bonne tension à la dégustation.

Cette célébration annuelle vient couronné en grandes pompes un millésime au rendement de plus en plus faible voir très faible (15hl/ha) pour certains comme au Château Cheval Blanc, mais aux qualités aromatiques et structurelles indéniables avec pour beaucoup des nectars à l’amplitude et au volume en bouche fabuleux et soyeux. Après avoir déguster durant 2 semaines, j’ai posté un grand nombre ici de ceux qui m’ont donné de l’émotion mais je n’ai pas tout goûté non plus, il manque cette année le très romantique Montrose par exemple ou même Palmer, Margaux. 

A l’Association des Grands Crus Classés de Saint-Emilion au Château Dassault, en compagnie de Sylvie Cazes, d’Alain Moueix et de Pierre Blois, je passe la matinée dominicale ensoleillée à m’affuter le palais avec une vue imprenable sur les vignes et les vallons de Saint Emilion. Une sélection d’une quarantaine de crus bien lignés, de bonne droiture et à la tension juteuse tels mes préférences pour les Châteaux Fonroque, Bellefont-Belcier, Clos de Sarpe, Haut Sarpe, Clos des Jacobins, Clos Dubreuil, de Pressac, La Confession, La Tour Figeac, Moulin du Cadet et la découverte de Montlisse à la finale saline extra. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Montlisse pourrait être par ses arrangements probants, sa voix attractive, sa résonance:

Georgie Sweet « All That We Were »

 

Le lendemain au somptueux Domaine de Chevalier, les Sauternes dont le Chateau d’Arche particulièrement lénifiant et les Barsac accompagnaient l’appellation des Pessac-Léognan où le soleil et le temps printanier engageaient également la meilleure augure pour les dégustations du 2025 suivi d’un grand déjeuner dans le parc verdoyant à l’arrière du château près du bois.

Comme à l’habitude, la famille Bernard avait fait préparer un accueil d’anthologie et des flacons mémorables de tout style servis généreusement et dans des conditions optimales, y compris le café extra moulu sur place par L’Alchimiste, un killer des meilleures références mondiales en fragrances de caféiers torréfiées.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Domaine de Chevalier pourrait être par son orchestration pop, sa basse Fender immuable, l’écho de la beauté des vins du domaine et son accueil:

Soft Power « Zeppelin »

 

Une virée dans le Médoc après ce déjeuner sur l’herbe tendre, au réceptif de l’Union, l’admirable Château Léoville-Barton pour y goûter les étincelants Saint-Julien 2025, permet de conserver notre rythme vigoureux. 

Nous avons retenu sur l’ensemble les fougueux nectars bien rouge pourpre de Branaire-Ducru, Lagrange, Talbot, Léoville-Poyferré, Langoa Barton et son capucin Léoville, mais aussi ceux présents de Moulis comme Maucaillou, Poujeaux, ceux de Listrac comme les 2 Fourcas. Tous cités sont des jus crémeux, dynamiques, fuselés et amples.

Puis un peu plus loin, Château Lynch-Bages à Pauillac au décorum géométrique architectural minimal blanc et béton banché, immense et aéré vient clôturer la journée.

Une majorité des vins présentés sont aussi bien ciselés pour ce millésime, avec des préférences pour Beaumont en Cru Bourgeois Haut-Médoc, puis dans l’appellation Pauillac, Clerc Millon, Lynch Moussas, d’Armailhac, Croizet-Bages, Duhart-Milon, Haut-Batailley, Pichon Longueville Comtesse de Lalande et la renaissance de Cos Labory en St Estèphe au beau fixe. 

Le jour d’après, en hommage à Michel Rolland, une matinée à La Dominique pour déguster quelques pépites internationales des oenologues Rolland & Associés, tels que les somptueux vins rouges Toscans de Monteverro, de Il Pino di Biserno, de Ornellaia 2023 Bolgheri. Des californiens bien régis comme St Super Dollarhide & Fairest Creature Three Bet en Napa Valley Cab Sauvignon 2023; en Espagne, le rouge La Capilla Crianza 2022 en Ribera del Duro, et une totale incroyable découverte au velouté gustatif rouge vibrant Pago de Otazu en Navarre (cab sauvignon, merlot, tempranillo), un ballet de cerise bigarreau, de mûres et de groseilles; en Argentine, l’excellence malbec Val de Flores 2021 Mendoza, et en repartant deux Pomerol luxuriants de Feytit Clinet & La Clémence primeur, deux Lalande-de-Pomerol, L’Ambroisie & Lurra ainsi que La Fleur Cardinale à St Em.

Au Cercle, Château Montlabert à l’architecture féérique récente, un zigzag rapide pour tester quelques réjouissances telles que les Châteaux Pénin par Carteyron en BX Sup, Maillet par Mozes Berthon Pomerol etc.

Le déjeuner au légendaire Château Valandraud dans les chais fantasmagoriques en arc nous ravigote d’un menu impeccable et bien balisé. La dégustation des Primeurs en même temps s’impose sur toute la gamme de Murielle et Jean Luc Thunevin, où le grand vin prometteur et phosphorescent de complexité aromatique échoïse avec l’ensemble des convives internationaux dans une forme olympique.

Dans la foulée, Olivier Berrouet à Pétrus – Pomerol nous twist d’énergie merlot avec son nouveau millésime « carabinesque » de fleurs impudiques, de truffe infidèle et de fruits rouges libertins. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Pétrus pourrait être par son orchestration spirituelle jaillissante, sa cadence rythmique vibraphone, sa chevauchée fantastique:

The Circling Sun « Constellation »

 

Le Château Figeac – St Em en blend tierce % des 3 cépages habituels nous glisse l’insolence 2025 en une gorgée rouge de même, dense, fraîche, fusante.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Figeac pourrait être par ses arrangements audacieux et futuristes, sa fermeté rythmique, son envol:

GoGo Penguin – What We Are and What We Are Meant to Be

 

A côté, Cheval Blanc 2025 – St Em nous reçoit avec Cheval des Andes 2023 Argentin, Quinault l’Enclos 2025 – St Em, tous 3 au panache fruité rayonnant et poétique. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Cheval Blanc pourrait être par ses arrangements bossa nova, son soleil brésilien, son confident:

Dom Salvador, Adrian Younge  Ali Shaheed Muhammad « Não Podermos O Amar Para »

 

Au sommet de la bourgade, le majestueux Château Troplong Mondot – St Em et ses 2 cuvées me régalent le palais rapace de vivacité et de résonance intempérante en merlot 100% comme en blend plus tendu et complexe.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Troplong Mondot pourrait être par ses arrangements satellisants, sa basse Fender torride, son canevas:

Azymuth « Fantasy ’82″

 

En partant à Bordeaux, La Conseillante – Pomerol finalise la journée en une lapée rouge pour parfaire la tonalité gustative de sainteté fraîche et désirable. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation La Conseillante pourrait être par son orchestration cuivrée fascinante, son rythme soutenu, ses voix envoutantes, son mix:

New Regency Orchestra « Para Los Papines (Momoko Gill Remix) »

 

Le jour suivant, direction le Médoc dans l’appellation Pauillac pour la visite du Château Pontet Canet, grand terroir de 81 ha en biodynamie restituant un vin suprême depuis de nombreux millésimes. L’assemblage des cépages de 56% cabernet sauvignon, de 39% merlot, 4% cabernet franc, 1% petit verdot imagine la création virtuose d’un philtre rouge parfaitement en phase avec son terroir et la nature du site. Un déjeuner sur place par un temps ardent renforce les immenses qualités d’accueil du château, où le 2016 servi avec un picanha de boeuf rôti en plein air par l’équipe joviale du Gueuleton, suivi d’un plateau dingue de fromages affinés, couronné d’un café gourmand plus une sortie aux plus grands Cognacs Grande Champage XO 1953 et 1929 par exemple de la famille propriétaire Tesseron nous met en orbite pour la suite en après-midi.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Pontet Canet pourrait être par son orchestration hantée, son rythme dense et « pianoté », ses voix sulfureuses, son diapason:

Sault « Set Your Spirit Free »

 

Mais juste avant sur la route, un stop d’une bonne heure, au Château Latour nous a préparé les papilles à la biodynamie avec un ensemble aristocrate de 6 vins rouges à la finesse extrême: les cuvées Pauillac, Les Forts de Latour et Latour 2025, puis en parallèle ricochant le 2021, le 2020 et le 2019 confirmés livrables. Un boléro aromatique et énergisant fantastique dont la balistique gustative foudroyante de véhémence nous conquit allègrement. 

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Latour pourrait être par son sax tenor profond, sa rythmique dingue, ses arrangements cinématiques, ses voix hantées, son union:

Collettivo Immaginario « Vento Eterno »

 

Dans Pauillac, au Château Duhart Milon, une dégustation incandescente de l’immense rouge Lafite Rothschild 2025 poursuit la journée fantasmatique avec Les Carruades pour en confirmer l’indécence. Une fusion de fruits rouges et noirs graphités souligne la sensation aérienne et ample en bouche dans une longueur infinie.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Lafite Rothschild pourrait être par ses arrangements énergiques, sa rythmique fusante, ses cuivres perçants, sa cadence:

Stereolab « Immortal Hands »

 

Dans l’appellation Saint Estèphe, les immanquables vins racés de Cos d’Estournel déclinent une série revigorante en blanc comme rouge assortie d’un Cos Labory rafraîchi comme jamais depuis qu’il est entré dans la sphère de l’incroyable homme d’affaires français Michel Reybier.

Les Pagodes blanc fuse de fruits exotiques, de notes de fenouil et d’agrumes, dans une tension symphonique moderne digne d’une chorégraphie de Maurice Béjart.

Le grand blanc lui, possède un plus spirituel frissonnant musqué avec une finale saline aux notes de poivre blanc.

Les Pagodes rouge papillonne avec la framboise et l’eucalyptus aux reflets de l’innocence d’une sonate aux sensations « Scarlattienne ».

Le grand rouge excelle d’amplitude sensorielle de fruits noirs réglissés incisés de courbes à la mine de crayon à l’image impressionniste de la composition « Peace piece »  improvisé en 1958 par le grand pianiste américain Bill Evans en solo.

Mais le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Cos d’Estournel pourrait être par son piano magique, sa contrebasse somptueuse soutenue, son rythme appuyé effervescent, sa voix féminine divine, sa nouvelle « Nina Simone »:

Brittany Davis « Amid the Blackout of the Night »

 

Pour suivre, Calon Ségur nous dévoile son trio Capbern, Le Marquis et le grand vin.

D’emblée le premier très abordable jongle à merveille avec sa robe de fruits noirs aux notes mentholées sur une spirale scintillante de poivre noir. Le deuxième fait écho au premier avec une amplitude supplémentaire autour du bois de cèdre. Le grand, un blend de 4 cépages traditionnels, plus dans la complexité, arbore la voltige d’une poignée de groseilles et de myrtilles dans une finesse fumée, cacaotée et « kirschée » dans une appétence tendue minérale en bouche.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Calon Ségur pourrait être par ses arrangements scintillants, sa basse Fender pincée, ses claviers synthés aériens, sa rythmique exotique ciselée, sa partition dynamique:

Azymuth « Andaraí »

 

Pour clôturer ces 2 semaines vives d’émotions olfactives et gustatives, une matinée exceptionnelle au Château Bélair-Monange Premier Grand Cru Classé pour goûter pas moins de 13 cuvées 2025 en silence de monastère vue sur les chais grandioses de Jean-Pierre Moueix.

Au menu, 3 excellents Saint Emilion Grand Cru, Peymouton, La Serre, Clos St-Martin au match crémeux gorgé de fruits noirs mentholés, l’un aux notes cirées, l’autre cacao, ou encore boite à cigares.

Puis la volée magique de Pomerol piaille de désir d’être goûter avec L’Hospitalet de Gazin, Lagrange, Lafleur-Gazin, Bourgneuf, Latour à Pomerol, Certan de May, Hosanna, La Fleur-Pétrus, Trotanoy. Tous dans un raffinement magnétique, aux acrobaties palpitantes truffées, mokatées, fumées, cendrées ou fusantes de pivoine, de violette, dont l’amplitude pour certains dépasse l’altitude; le volume effarant en bouche comble au fur et à mesure toute avidité bachique. 

Bélair-Monange torpille de fragrances vivantes indicibles touchantes de lyrisme à l’intuition résineuse et charnelle, évoquant la complexité jumelée avec le site architectural imaginé par Jacques Herzog et Pierre de Meuron suivant son histoire profonde entre dessins crayeux de calcaire érodé, voltiges en voussures décoratives de béton clair aux saisies ésotériques construisant l’ambiance captivante à une verste de la Tour du Roy ou à 3 de celui du Menhir de Peyrefitte. Du grand art pour finaliser l’orchestration des visites de mes nectars préférés dans notre région bordelaise unique et savoureuse.

Le vinyl track 2025 en accord proposé lors de la prochaine dégustation Bélair-Monange pourrait être par ses arrangements jazz experts, son sax tenor prenant, son violon romantique, sa partition pianistique déjà primée et ma vive émotion finale de cette aventure annuelle enrichissante:

SINSUKE FUJIEDA GROUP « Silent Night »

Hasta luego amigos!

Et pour tous les autres vins, voici l’universel: 

Silentjay – Eternal Internal Peace – 2025

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